Colonie abeilles forte et colonie faible

Une colonie forte est celle dont la reine pond de 1 000  à 2 000  oeufs fécondés par jour pendant la période d’activité, et dont les ouvrières sont capables de nourrir tout le couvain issu de ces oeufs.

 

Une reine bonne pondeuse et de nombreuses nourrices et butineuses peuvent donner au début de l’été une colonie de 40 000 à 60 000 abeilles. Après les floraisons, lorsque le nectar et le pollen font défaut, la reine cesse de pondre, et cette colonie vigoureuse s’amenuise pour ne plus contenir que 15 000 à 30 000 abeilles à la fin de la saison de repos.  Cette dernière correspond à la fin des hivers rudes et longs des pays froids et à la fin de la longue saison sèche (fin août, début septembre dans l’hémisphère nord) des climats doux ou chauds.

 

Les colonies de 40 000 à 60 000 abeilles en périodes de miellée sont excellentes récolteuses de miel et de pollen et par conséquent très rémunératrices. Dans les régions très mellifères, une colonie forte, bien conduite, doit occuper de quatre à cinq hausses Langstroth (corps compris) pendant la grande miellée.

 

Une colonie faible est celle d’un an ou plus qui comporte moins de 30 000 abeilles en périodes de miellée. Les nourrices de cette colonie ne parviennent pas à bien nourrir les larves, ni à maintenir dans le couvain, en climat froid, une température idéale (34 à 35C°); les ouvrières qui sont issues de celui-ci peuvent avoir une taille plus petite que la normale, présenter des ailes sous-développées, une langue plus courte (Tzvetkov, 1950), et vivre moins longtemps.

 

Les causes de la faiblesse d’une colonie peuvent être nombreuses, les principales étant : la mort de la reine, ou sa mauvaise qualité, les parasites et les maladies, les miellées et les pollinées faibles.

 

Il arrive qu’une colonie perde sa reine. On dit qu’elle est devenue orpheline. C’est le cas par exemple lorsque la reine, sortie pour être fécondée, est happée par un oiseau. Les ouvrières mettent de une à dix heures à s’apercevoir de leur orphelinage et si leur couvain contient des oeufs ou des larves de moins de trois jours, ce qui est toujours le cas si la reine disparue était pondeuse normale en période d’activités, elles commencent à élever plusieurs reines. Pour ce faire, elles continuent à nourrir avec de la gelée royale plusieurs larves au-delà de l’âge de trois jours et pendant toute la durée de leur vie larvaire. Ces larves donneront naissance à des reines.

 

D’après plusieurs auteurs, ce sont les ouvrières qui enlèvent l’opercule de la cellule royale quelques heures avant la naissance de la reine. Dans la pratique, ce n'est pas le cas, nous élevons des cellules royales et les futures reines se libèrent elles mêmes des cellules royales.

 

La première née élimine les autres prêtes à naître, par piqûre mortelle à l’intérieur même des cellules royales. Si une seconde reine parvient à naître avant d’être tuée dans sa propre cellule, les deux reines se livrent combat, lequel sera mortel pour l’une d’elles...

 

Il est néfaste à une colonie de perdre sa reine au début du printemps car étant privée de nouveau couvain pendant environ trois semaines (13 jours d’élevage d’une nouvelle reine, plus 5 à 10 jours pour la fécondation et la première ponte), elle s’affaiblit fortement. Il est donc préférable que l’apiculteur introduise dans la colonie orpheline une reine provenant de son propre élevage ou achetée chez un éleveur spécialisé comme L'apiKulteur...

 

 

 

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