Création de nouvelles colonies d' abeilles

II existe de nombreux procédés pour créer de nouvelles colonies à partir de celles que l’on possède. Nous indiquons ci-dessous quelques méthodes simples. Dans tous les cas, si les jeunes colonies n’ont pas pu faire des provisions après leur création, il faudra les nourrir au sirop

 

Une méthode de création d’une nouvelle colonie est la division. Elle consiste à prélever dans les ruches, entre le 1er et le 15 mars, ou entre le 10  et le 25 septembre, quand le couvain est en plein développement, deux cadres de couvain operculé avec leurs abeilles. Ces deux cadres sont placés dans une ruche avec trois cadres de miel et cinq cadres pourvus de cire gaufrée.

Cette nouvelle ruche orpheline est emportée à un autre rucher. Après quelques heures, on y introduit une nouvelle reine. Le vide laissé à la suite du prélèvement de deux cadres de couvain dans la ruche-mère est comblé par des bâtisses ou des cadres à bâtir.

Si la ruche est très forte, la prise des deux cadres de couvain ne diminuera pas sensiblement le rendement. Au contraire, elle peut éviter un essaimage. Une variante de cette méthode est de prélever dans la ruche très forte deux cadres de couvain operculé plus un cadre de couvain frais avec larves de moins de trois jours pour former la nouvelle ruche. A partir de ces larves, les ouvrières vont élever une nouvelle reine, mais il y aura un retard d’environ 23 jours dans la ponte. Dans ce cas, on pose la nouvelle colonie qui va élever une reine à la place de la colonie-mère. On emporte cette dernière dans un autre rucher. La nouvelle colonie gagnera ainsi les butineuses de la ruche-mère qui compenseront le retard dans la ponte.

 

Une autre méthode très aisée pour les éleveurs qui conduisent leur rucher en Langstroth sur deux étages (corps et hausse) toute l’année, consiste à séparer entre le 15 février et le 15 mars ou entre le 10 et le 25 septembre, la hausse du corps chez les colonies les plus fortes, riches en couvain, de manière à former deux ruches, et à répartir équitablement entre elles la population, le couvain et les réserves. Les deux ruches sont placées côte à côte au centre de l’emplacement occupé antérieurement par la ruche-mère. Ce procédé permet aux butineuses de se répartir également dans les deux ruches. Le soir venu, une des deux ruches est emportée vers un autre rucher. Après quelques heures, l’étage qui a perdu sa reine en reçoit une, ou bien on laisse les ouvrières en élever une nouvelle. Si cette division est opérée très tôt (15 février), et si on introduit une nouvelle reine dans la ruche orpheline, on peut obtenir la même année une bonne récolte des deux colonies. 

 

Une dernière méthode d’agrandissement rapide d’un rucher consiste à repérer très tôt au printemps, les colonies fortes dans lesquelles on suspecte la reine de devenir défaillante. Selon la force de la colonie, après avoir tué la reine, on la divise en 4, 5 voire 6  nouvelles unités en répartissant équitablement le couvain, les abeilles et les réserves, et en veillant à introduire des larves de moins de trois jours dans chaque nouvelle ruche. On complète les ruches par des cadres bâtis ou à bâtir. Les ouvrières vont élever une nouvelle reine. Mais on gagne du temps, au moins trois semaines, si on y introduit des reines fécondées fournies par L'apiKulteur...

 

 

 

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