Trappe a pollen / Tiroirs a pollen

Il existe de nombreux modèles de trappes à pollen, mais leur principe est toujours le même : on force les butineuses rentrant à la ruche chargées de leurs deux pelotes de pollen, à traverser une grille perforée; chaque abeille est obligée de passer par un orifice circulaire de 4,5 à 5 mm de diamètre.

 

Ce calibre est suffisant pour laisser passer l’abeille, mais trop petit pour que passent facilement en même temps, les deux pelotes de pollen qui se détachent des pattes postérieures et tombent au travers d’une grille dans un tiroir situé juste en dessous.

 

Le modèle de trappe à pollen que nous distribuons de la marque TechnoSet est très pratique et d'une grande qualité.

Le système comprend une plaque perforée par laquelle les ouvrières passent ainsi que 2 tiroirs pour la récolte du pollen.

Pour laisser sortir les mâles, la paroi latérale est munie  d’un conduit en plastique d’un centimètre de diamètre qui peut s'ouvrir ou se fermer...

 

On pose les trappes à pollen à l’aube ou au crépuscule. Au début, les butineuses de pollen passeront par les trous de la grille des trappes en laissant tomber les deux pelotes de pollen. Mais elles s’habituent vite au passage et elles apprennent à se contorsionner et à faire passer ces dernières. Après quelques heures, il n ’y aura environ qu’un dixième du pollen qui tombera dans le tiroir de la trappe.  Étant donné que la quantité de pollen ramené dans la ruche est proportionnelle à la surface du couvain, chez les fortes colonies il n ’est pas rare d’obtenir un tiroir de pollen plein chaque soir, correspondant à 200 grammes de pollen humide.

 

Afin d’éviter que le pollen humide fermente dans les tiroirs, il est recommandé de vider ceux-ci chaque jour.

 

Il ne faut jamais placer de trappe à pollen sur la ruche d’une colonie faible ou moyenne. Ce serait aggraver son handicap. Chez les colonies fortes et très fortes, le piégeage de pollen n’affecte pas le développement du couvain ni ne réduit la ponte de la reine.  

 

Il a été prouvé que la surface du couvain des colonies sur lesquelles on avait piégé 3 kilos de pollen n ’était pas diminuée par rapport à celle de colonies témoins. Dans une étude n’utilisant malheureusement pas les règles de la statistique, il est démontré que dans les colonies fortes, le piège à pollen, en période de forte pollinée, accroissait le travail des butineuses de 74 % et augmentait le rendement en miel (40,9 kilos de moyenne de 10 ruches par ruche avec trappe, contre 35,5 kilos de moyenne de 1 0 ruches sans trappe); cette expérience a aussi montré que dans les colonies avec piège à pollen, 51 % des butineuses récoltaient du pollen, contre seulement 37 % dans les colonies sans trappe.

 

Par contre, si on laisse la trappe à pollen plus de 15 jours, et en dehors des grandes pollinées, le rendement en miel est réduit... Il apparaît donc que dans une colonie vigoureuse, même pendant la miellée, il existe une certaine proportion d’abeilles constituant une sorte de «régiment de réserve» qui peut faire face aux besoins imprévus en pollen. C’est ce qui se passe lorsque l’on pose une trappe à pollen à des ruches fortes : ce «régiment» se met au travail au profit de l’apiculteur. Le premier jour de la pose de la trappe, la colonie « constate » que l’apport de pollen à l’intérieur de la ruche devient insuffisant pour nourrir toutes les larves du nid à couvain. Le message de pénurie est capté par les ouvrières et après quelques heures, et surtout le second jour et les jours suivants, le nombre de butineuses de pollen augmente considérablement pour compenser les pertes par piégeage.

 

Il est toujours plus respectueux de prélever régulièrement mais sur des périodes courtes afin de conserver les abeilles dans de bonnes dispositions...

 

 

 

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