-  L'ABEILLE NOIRE  -

Vente d'essaims et de reines abeilles noires

Nous assurons la vente d' essaims d'abeilles noires sur toute la France

Vente d' essaims d' abeilles et de reines fécondées :

La collecte et la sauvegarde de souches d’Apis mellifère mellifère, aussi appelé abeille noire, permettent la création d’une base génétique connue, qui peut par la suite faire l’objet d’une multiplication et d’une sélection en vue de l’amélioration du cheptel.

Des années de croisements incontrôlés ont conduit à l'apparition de caractères indésirables. Avant tout travail de sélection, on doit s’assurer de la stabilité génétique de la souche. On doit soigneusement écarter les colonies métisses car leurs caractéristiques ne sont pas transmises de manière sûre à la progéniture ; les lois de MENDEL révèlent l’impossibilité de prévoir le résultat d’un tel croisement.

Les actions de sauvegarde sont souvent ainsi conçues : d’un côté un réservoir génétique et de l’autre un second rucher orienté vers la sélection. Dans les régions où la population d’abeilles noires est lourdement menacée, l’énergie doit être tournée vers la sauvegarde génétique, la sélection deviendra une priorité dans les régions disposant d’une population solide.

Il faut impérativement conserver la plus grande diversité possible. Si l’homme arrivait à créer « l’abeille parfaite », douce, très travailleuse, non essaimeuse, résistante aux maladies et que ses descendants étaient introduits partout, entraînant la disparition des autres souches ; il aurait alors tout perdu.

Il aurait perdu le patrimoine génétique dans lequel il puisait pour améliorer la souche. Et cette abeille pourrait alors être la cible d’un ennemi aujourd’hui inconnu...

Dans la nature, l’abeille n’est pas sélectionnée sur son rendement en miel mais pour ses capacités de survie.

Le maintien de l’espèce nécessitant des caractéristiques différentes selon le lieu, les souches varieront selon leur origine géographique.

L’apiculture " fixiste ", dans laquelle le miel était récolté après étouffement des colonies, ne permettait pas de sélection dirigée. Au contraire les bonnes souches étaient sacrifiées et on favorisait la sélection de souches essaimeuses, essaims qui représentaient la récolte de l’année suivante. La destruction des souches faibles, qui n’étaient pas conservées, assurait une prophylaxie.

Comme dans les autres secteurs de l’agriculture, l’apiculteur cherche à rassembler des qualités diverses dans les colonies qu’il élève, ses abeilles doivent être vigoureuses, productives, douces, propres, peu essaimeuses, résistantes aux maladies...

Objectifs de sélection :


Un travail d'élevage doit être effectué afin de faire ressortir les caractères bénéfiques de la sous-espèce Apis mellifère mellifère simplement appelée abeille noire.

L’étude de D. VAN ENGELSDROP et G.W. OTIS a soulevé la difficulté du choix des critères d’évaluation de colonies apicoles. Les apiculteurs professionnels auront des objectifs différents selon que leur revenu est assuré par la production de miel (importance du rendement) ou la vente de reines et de nuclei. Les apiculteurs amateurs auront également leurs propres objectifs, souvent la douceur !

Dans une sélection à visée économique, on cherchera tout d’abord à sélectionner sur le rendement (fécondité, ardeur à butiner, résistance à la maladie et lenteur à essaimer), en second lieu les qualités importantes pour la technique d’exploitation (douceur, calme et tenue sur cadre, non utilisation de propolis, régularité des rayons, sens de la propreté, operculation haute du miel et sens de l’orientation); on pourra ensuite regarder d’autres qualités, d’importance secondaire, mais qui chacune augmente les possibilités de rendement (longévité, puissance de vol, sens de l’odorat, sens de la défense, résistance aux intempéries et à l’hiver, développement printanier, sens de l’épargne, auto-approvisionnement et mode d’emmagasinement du miel, ardeur à construire, tendance à récolter du pollen, longueur de la trompe).

La couleur est fréquemment présentée comme un caractère fondamental de la sélection d’une variété d’abeille et les apiculteurs modernes recherchent souvent une uniformité en couleur et autres caractères extérieurs, mais cette position est dangereuse. En effet, on risque alors de favoriser la consanguinité, considérablement néfaste aux abeilles. Il est facile d’obtenir une grande uniformité mais il semble que ce soit toujours aux dépens de la vitalité.

On ne retrouve pas cette uniformité dans la nature ; ARISTOTE remarquait il y a 2 000 ans en Grèce que les colonies d’abeilles uniformes avaient moins de valeur que d’autres colonies, non uniformes.

Les caractères des différentes espèces et différents sous-types d’abeilles sont déterminés génétiquement.

Le profil d’élevage du couvain suit le développement de la flore locale, le comportement de butinage diffère également. Les colonies de régions chaudes auront moins tendance à s’agglutiner en grappe que les colonies passant de longs hivers froids dans la ruche. Même la « danse des abeilles » permettant la communication de l’emplacement d’une source de nourriture peut différer entre les différentes espèces. Une colonie ne peut donc pas facilement s’adapter quand on la met face à un nouvel environnement.

Etudions les possibilités de sélection pour certains caractères et les résultats obtenus.

Productivité et homogénéité :

Une étude allemande (à Kirchhain) conclue qu’après 30 ans de sélection (1941/1971) les ruches sélectionnées produisent presque le double des ruches non sélectionnées (récolte de miel augmentée de 190 %) 2. T. PANKIW , D.R. TARPY et R.E. PAGE (2002) ont montré que la récolte de pollen et de nectar, la quantité transportée et la concentration en sucre du nectar collecté est sous influence génotypique, 2 la récolte de pollen est en particulier un caractère véritable.

La sélection permet également d’obtenir des résultats plus homogènes sur un rucher, une meilleure uniformité rentabilise le travail de l’apiculteur. L’étude de Kirchhain a montré que parmi les colonies sélectionnées, la récolte des colonies les moins productives équivalait à 70 % de la récolte obtenue avec les meilleures. Alors que la récolte des colonies non sélectionnées les plus médiocres représentait 40 % des meilleures colonies non sélectionnées.

J.F. HARRISON et J.H. FEWELL concluent qu’une sélection d’après le taux métabolique est possible. Le taux métabolique est grandement variable d’une abeille à l’autre ; il est au plus bas chez une abeille qui ne transporte rien, chez les abeilles d’hiver ou lors de températures élevées, tandis qu’il est élevé chez les butineuses lourdement chargées ou lorsque l’air est peu dense (altitude). Un taux métabolique peu élevé en vol et dans la ruche permet une plus grande efficacité. La variation du taux métabolique est déterminée génétiquement et peut être corrélée à la puissance de vol.

Il est important de préciser que le bénéfice n’est pas seulement l’unique source de rendement. Certaines abeilles (Apis mellifera ligustica par exemple) récoltent énormément de miel mais doivent recevoir de la nourriture aux moments de disette ; ce qui entraîne des frais d’élevage élevés. La sélection de variétés rustiques bien adaptées, présentant certes un rendement moins important peut se révéler plus rentable grâce à la diminution des coûts...

Tempérament :

Des études sur les mélanges de caractères au niveau chromosomique ont montré que, chez les animaux, des liens plus ou moins forts existaient entre les individus d’un même groupe. Plus grand est le nombre de caractères communs, plus les liens sont forts ; plus ils sont différents, moins forte est l’entente, d’où une tension latente entre les individus et chez l’abeille une agressivité contre tout intrus. Plus la souche est pure, plus la colonie est tranquille et douce. Nous sélectionnons les abeilles noires afin de garantir la vente d'essaims et de reines d'abeilles noires d'une grande qualité.

Vente d' essaims d' abeilles noires en Landes et Pays Basque, expédition en France par transporteur.